234 – Septembre 2020 – Du bon usage de la parole

EDITORIAL :

Un Juif respectable nous a fait part de sa réflexion : voici plus d’un siècle qu’on a découvert l’existence de quelque chose de très petit : les microbes. Il y a 100 ans, on a compris qu’il y avait quelque chose d’encore plus minuscule : les virus. Et voici quelques mois, on a trouvé quelque chose d’encore plus infime : l’homme…
II faut reconnaître que ce virus furtif nous a fait comprendre, et il continue à le faire, à quel point l’humanité tout entière – contrairement à ce qu’elle pensait – est désarmée, faible et manque de répondant, face à cette créature que l’on ne peut même pas voir à l’oeil nu, ni même à travers un microscope standard. Les fiers dirigeants d’Etat baissent la tête. Les scientifiques sont pris de désespoir (même s’ils ne le reconnaissent pas ouvertement). Les médecins avouent ne pas comprendre d’où vient ce virus et vers quoi il se dirige, et combien de temps il va encore encombrer notre vie sur terre, qu’il a bouleversée totalement. Tous ceux qui se penchent sur son dossier reconnaissent le faire sans plan ni compréhension, permettant de laisser fonctionner certains domaines de l’activité, en entravant d’autres, puis ouvrant à nouveau une partie des entreprises, et ainsi de suite. Une partie non négligeable des décisions ont été prises sans que les “responsables” ne soient convaincus de leur validité. Les hommes de la présente génération pensaient qu’ils étaient plus forts et plus savants que ceux des générations précédentes, qu’ils considéraient comme “primitifs”. La preuve : ils ne parvenaient pas à communiquer les uns avec les autres à la vitesse de la lumière, ils n’étaient pas arrivés ni sur la Lune ni sur Mars, et ils ne savaient pas guérir des maladies comme nous le faisons, en allant acheter un simple cachet à la pharmacie… Alors le corona a pénétré notre vie et a tout bousculé !

 

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A partir de ce moment, le sujet principal des discussions dans le pays et dans le monde, y compris dans nos régions, tourne autour de ce virus inconnu, délégué de la Providence suprême pour nous faire ressentir la fragilité de l’humanité, pour écraser sa fierté et pour nous faire sentir la nullité de l’homme face à son Créateur. Nous levons nos mains vers le Maitre du monde en prière et supplications, tout en nous tournant vers la sainte Tora et ses hauts maitres, pour savoir quoi faire en cette période terrible que nous traversons depuis le mois d’Adar 5780, sans négliger pour autant nos obligations face aux corps et aux âmes. Il est impensable que tout ceci ne nous arrive que pour nous obliger à nous distancer les uns des autres de deux mètres, à porter des masques et à se confiner dans nos intérieurs, angoissés pour l’avenir. Nul doute que du Ciel on S’adresse à nous, mais nous, avec nos capacités de compréhension limitées, nous nous laissons prendre par les feuilles des média, qui ne cessent de parler des “dirigeants” qui ne parviennent pas à se dresser face à un être plus petit qu’un moustique, qui a pénétré le nez d’un monde effrayé. Peut-être tout ceci vient-il nous rappeler un élément fondamental que nous avons peut-être un peu oublié tant nous sommes pris par le déroulement matériel de la vie : le Maitre du monde… Qui dirige l’univers dans la bonté, et sans Lequel rien n’a de subsistance. Tout acte, et tout mouvement, voire une parole légère, dé-pend de Lui. Quand les dirigeants auxquels le citoyen moyen accorde sa confiance se dévoilent dans toute leur nullité, c’est le moment pour se renforcer en la prise de conscience claire de Qui dirige le monde, notre Père, la source de la bonté.

Rav H. Kahn

 

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