132 – Juin 2009 – L’écriture des Textes saints

Editorial

La fête de Chavou’oth nous a amenés à nous pencher sur le Texte de la Tora que nous avons reçu en ce grand jour ! Nous l’abordons dans le présent numéro sur le plan concret, tel qu’il nous apparaît dans le Séfer Tora, avec son écriture spécifique. Nous nous livrerons en un second temps à une lecture directe du Texte, dans le but d’en dégager les preuves claires et incontournables de son inspiration divine.
Le support matériel de la Tora est donc son écriture. Nous sommes tous plus ou moins familiers des lettres que l’on utilise dans le Séfer Tora, ainsi que celles qui figurent dans les mezouzoth et les tefilinnes. Mais quelle est l’origine de ces lettres ? Qui a créé cette écriture ? Nous verrons en un premier article que la réponse à cette question nécessite quelques développements.
Impossible de ne pas aborder le secret, le “sod” de ces lettres, et leur dimension ésotérique, car nos Sages déclarent ouvertement que les mes-sages contenus dans cette écriture relèvent des profonds secrets de la Tora. Nous rapporterons un extrait de ce que la Guemara en dit.
Grâce à plusieurs grands auteurs du Moyen Age, la transmission de l’écriture commence à se codifier, ceci jusqu’au Beth Yossef, rabbi Yossef Caro, qui fixe de manière définitive cette tradition – conclusions qui concernent surtout… les Juifs ashkenazes (alors qu’en général ce nest pas le cas, le Beth Yossef, puis le Choul’han ‘Aroukh fixant plutôt la Halakha selon le rite sefarade). La tradition sefarade est différente, ainsi que nous le verrons.

 

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Puis nous reviendrons à la réalité de l’écriture : le sofer – ou scribe – doit respecter de nombreuses règles concernant cette sainte activité. Nous inviterons le lecteur à prendre connaissance des grandes lignes de ces Halakhoth.
Pour écrire, il faut des parchemins. Où se les procure-t-on de nos jours ? Ce type de “produit” tout à fait particulier a donné naissance à une petite industrie très active que nous avons été amenés à découvrir, ainsi que le lecteur le constatera. L’encre, elle aussi, est spéciale, et nécessite une fabrication dont la tradition se poursuit jusqu’à ce jour.
De plus, notre époque, comme dans bien d’autres sujets, a connu une véritable révolution dans le domaine de l’écriture des ouvrages saints et de sa régularisation : alors que jusqu’à voici une trentaine d’années, la grande majorité des mezouzoth que l’on pouvait trouver dans les maisons juives laissait gravement à désirer. Ainsi, à en croire une enquête dont nous parlerons, les 40 millions de mezouzoth de par le monde seraient loin d’être conformes aux règles de la Halakha ! Un organisme nommé le Wa’ad Michméret Stam a eu le mérite exceptionnel de faire totalement changer cet état de choses : le public sait beaucoup plus qu’auparavant qu’il faut exiger des mezouzoth de qualité – pour accomplir la mitswa –, et les sofrim doivent désormais détenir un diplôme avant de pouvoir écrire. C’est ce même organisme qui est parvenu, voici quelque vingt ans, à concevoir un programme informatique permettant la vérification du texte de la Tora, des mezouzoth et des tefilinnes à laide de l’ordinateur.

Rav H. Kahn

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