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1 – Novembre 1986 – La Chemita – l’année sabbatique. La controverse sur la vente.

Au seuil de cette nouvelle année, c’est avec joie que notre équipe vous présente, en même temps que les premiers fruits de son travail, ses plus sincères et chaleureuses berakhoth. Pourquoi ce « Kountrass »? Le contenu de ce premier numéro pourra vous donner un début de réponse, pour cette fois entièrement consacré au thème de la Chemitta. Notre prochain numéro, qui proposera un dossier spécial sur ‘Hanoucca, comprendra les rubriques suivantes

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125 – Avril 2008 – Tora et Ecologie

EDITORIAL :

Le monde moderne se conduit de manière anarchique : il utilise jusqu’à épuisement les ressources de la Terre puis se tourne vers d’autres sources d’énergie, qui finissent par polluer encore plus l’atmosphère. Il provoque des changements sur l’ensemble de l’équilibre du globe, il intervient dans la nature des choses et finit par se poser des questions quant à l’avenir de la terre sur laquelle reposent ses pieds… On se demande : que pense la Tora de tout cela ? Le présent dossier vient montrer que le souci écologique est fortement présent dans nos sources, et, au contraire, on pourra en conclure qu’innombrables sont les lois et les traités consacrés à ce genre de sujet. Bien entendu, c’est tout d’abord au niveau individuel que la Tora donne ses instructions, exigeant de chacun d’entre nous de respecter les ressources que le Créateur a mis à notre disposition. Un chapitre sera consacré au “Bal tach’hit”, car la nature a une telle importance, que l’homme se doit d’en respecter le moindre détail et n’a pas le droit d’en gâcher la moindre parcelle. Il se doit de respecter les animaux et de ne pas abîmer les plantes. Certaines lois s’adressent également à la collectivité, et lui rappellent que le monde a été remis entre ses mains pour l’améliorer et le faire avancer, non point pour amener à sa destruction. Nous rappelons dans le présent dossier l’expression très forte du Midrach : “Vois la beauté et la qualité de Mes actes. Tout ce que J’ai créé, c’est pour toi que Je l’ai fait. Porte attention à ne pas abîmer ou détruire Mon monde, car si tu le fais, personne ne viendra après toi pour réparer les dégâts…” Le monde possède toutes les ressources dont il a besoin. L’homme peut y agir à sa guise, mais qu’il ne vienne pas se plaindre après cela, s’il détruit l’équilibre dont le Créateur l’a doté. Nul ne viendra après l’homme pour réparer les dégâts qu’il aura commis.

 

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126 – Juin 2008 – Le retour à Tsion

EDITORIAL :

Le retour à Tsion ― l’un des éléments les plus marquants de notre histoire et de la Halakha ― devait faire l’objet d’un dossier. Voici qui est fait ! En un premier temps, nous nous sommes tournés vers l’histoire du peuple juif. Nous y avons découvert d’étonnantes informations, on peut presque parler de “scoops” journalistiques ! Pour un sujet tellement abordé, c’est a priori surprenant. Mais le fait est que nous avons de la sorte constaté qu’en vérité, durant le premier millénaire après la destruction du Second Temple, les Juifs n’ont pas du tout cessé d’habiter en Erets Israël ! Bien entendu, on trouvait des Juifs en Espagne et en France, en Allemagne et en Russie, au Yémen et en Asie Mineure, mais Erets Israël restait aussi un centre important pour le Judaïsme de l’époque. De partout – en particulier pour Souccoth – on montait en pèlerinage à Jérusalem. Le haut du Mont des Oliviers servait alors de point de vue sur le Mont du Temple et de lieu de rassemblement pour tous ces Juifs qui venaient à Jérusalem. Sur le plan politique, on verra que durant ces longues périodes, les Juifs choisiront toujours de se ranger aux côtés des autres nations, se méfiant de Rome, la perfide. 1099 marque la fin de ce millénaire, avec l’arrivée des Croisés en Erets Israël. L’année suivante, la chronique nous apprend que même la place forte de ‘Haïfa finit par tomber, dernier bastion semble-t-il de la présence juive en Erets Israël à cette époque. A partir de là, effectivement, le nombre de Juifs en Terre sainte est faible, insignifiant – mais, ainsi que le Rambam le rappelle – une présence juive subsiste. Et les sentiments envers cette Terre promise seront présents dans tous les cœurs. C’est alors que commencent des tentatives privées, et parfois des montées groupées, pour revenir s’installer en Terre sainte.

 

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127 – Août 2008 – Le retour à la Tora depuis les années 70

EDITORIAL :

Le précédent numéro du magazine a été consacré au “Retour à Tsion”. Le présent numéro en constitue la suite, mais le lecteur constatera que nous avons sauté une grande partie de l’histoire moderne d’Erets Israël, celle qui se situe entre le début du XIXe siècle et la Guerre des Six Jours ! C’est pourtant la période essentielle de l’histoire moderne d’Israël ! Le saut est de taille. Nous nous devons donc d’expliquer nos choix. Il faut tout d’abord préciser l’esprit dans lequel nous travaillons : ne choisir que des sujets sur lesquels nous savons que nous avons des éléments à ajouter à la connaissance du lecteur moyen. Bien entendu, dans certains cas, des Talmidé ‘Hakhamim peuvent ne rien trouver de nouveau dans nos dossiers, et c’est normal. Dans d’autres, des spécialistes peuvent ne rien y apprendre de plus que ce qu’ils savaient, et c’est tout aussi naturel. Quand nous avons abordé le sujet du “retour à Tsion”, deux éléments nous semblaient importants à développer : 1. Le peuple juif n’a jamais cessé de s’intéresser à Erets Israël ! Dans une première période, allant jusqu’à l’an 1090, les Juifs ont vécu en Terre sainte, envers et contre tout. Puis ils ont gardé tout le temps l’envie de
revenir en Terre sainte, et à de nombreuses occasions, des Juifs l’ont fait. Détail – diront certains – qui méritait d’être souligné, même s’il est vrai que ces lointaines périodes de présence juive en Terre sainte n’ont pas eu de vraie suite (nous pensons en particulier à celle de Tsfat, quand les plus hautes personnalités du peuple juif s’y sont retrouvées et ont fondé un Yichouv spirituel d’un niveau inégalé, avec une communauté riche et bien implantée, avec ses institutions, ses écoles et ses Baté Midrach). C’est que l’exil n’était pas encore terminé. 2. Les Juifs revenaient en Erets Israël non point pour y mourir – bien que ce fut le cas d’un certain nombre d’entre eux – mais pour s’y installer, y amener leurs familles, développer des villes et des agglomérations, et y vivre dorénavant.

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128 – Octobre 2008 – Le judaisme alsacien

EDITORIAL :

Si de nos jours le Judaïsme français est relativement unifié grâce à l’arrivée et au développement des communautés juives d’Afrique du Nord, au sein desquelles ont subsisté quelques rares îlots ashkénazes, sa composition actuelle n’est certainement pas celle de la communauté juive d’antan. La Provence juive d’autrefois avait son rite, Bordeaux suivait le sien, la Lorraine avait ses originalités, et l’Alsace elle aussi se distinguait des autres provinces françaises avec son rite propre. Ceci, pour la période de la Renaissance. Il faudrait aussi parler de la haute période de nos grands maîtres du Moyen-âge, Rachi et ses successeurs, qui nous sont connus de par leurs différents ouvrages (le Ma’hzor Vitry et autres). Nous savons ainsi que déjà à l’époque certains Tossafistes suivaient le rite séfarade tandis que les autres, la majorité sans doute, était ashkénaze. Toutefois, la plupart de ces rites ont pratiquement disparu : rares sont ceux qui les pratiquent encore, et la richesse spirituelle de ces communautés a bien disparu. Ou alors — et il est sans doute plus exact de le dire ainsi — le travail de mise au point des minhagim et de clarification des conclusions de Halakha auquel ils se consacrèrent fut ensuite reconsidéré par les générations plus tardives, comme celle de rabbi Yossef Caro ou du Rema, rabbi Moché Isserlis, pour être finalement accepté et appliqué par l’ensemble du peuple juif, ou à tout le moins par la majorité de composantes de notre peuple. Ainsi, leur bagage spirituel ne s’est pas perdu : il a été adapté dans la voie commune à toutes les communautés d’Israël. Nombreuses sont en effet les conduites que nous suivons dans la vie juive de tous les jours, qui reposent en fait sur les conclusions du Maître de Troyes qu’était Rachi, ou sur les décisions finales de Rabbénou Tam ou de l’un ou l’autre des Tossafistes d’une part, ou sur celles des grands maîtres espagnols, dont les analyses et les conclusions sur d’innombrables points de Halakha ont tout autant influencé les conclusions du Choul’han Aroukh.

 

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129 – Décembre 2008 –  » As-tu vu le Saint, béni soit-il, en ces lieux, à tes côtés ? « 

EDITORIAL :

Le présent numéro aborde un sujet que nous aurions dû développer depuis longtemps, malgré la difficulté qu’il représente. En effet, depuis la Shoah, une question délicate se pose à l’ensemble du peuple juif : comment comprendre qu’une telle catastrophe ait pu nous frapper ? Des Juifs attachés à leurs sources savent répondre à cette question en rapportant nombre de versets de la Tora : certains d’entre eux parlent déjà d’une période de cet ordre, et l’histoire du peuple juif en a connu effectivement ; d’autres versets nous rappellent que, quelle que soit notre situation, la Main d’Hachem nous soutiendra, et en effet, même durant la Shoah, ce genre de Juifs a su se renforcer dans sa foi, malgré toutes leurs épreuves. Ce n’est donc pas à leur égard que nous avions besoin de rédiger un tel dossier – même s’il est toujours bon de renforcer sa croyance avec des arguments logiques ou convaincants – nous espérons du moins que nous sommes parvenus à en rapporter quelques uns dans le présent dossier. Mais c’est en effet plutôt à l’intention des personnes perturbées par la question de savoir comment conjuguer une foi totale dans la présence et l’action incessante de l’Eternel dans le monde et des périodes de haute détresse dans lesquelles notre peuple peut être plongé que nous avons voulu entreprendre le présent dossier.

 

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130 – Février 2009 – La Mila

Editorial

Le présent numéro du magazine est consacré, pour sa plus grande part, à l’une des mitswoth les plus fondamentales du judaïsme : la Mila. Accomplie à l’âge de huit jours chez les enfants nés juifs, cette mitswa correspond à l’entrée dans le monde de la Tora pour les garçons, marquant dans leur chair l’Alliance que l’Eternel a conclu avec Avraham et sa descendance. Nous avons donc tenu à nous interroger sur la signification de cette mitswa, à l’aide des textes de la Michna, puis en passant en revue les avis de nos grands Maîtres. Mais il n’était pas possible d’éviter de se questionner sur la position négationniste des auteurs grecs et latins à cet égard, relayée par la suite par des écrivains spécialisés dans leur opposition au judaïsme tel Voltaire : pour eux, la Mila est une habitude que les Hébreux auraient apprise de l’Egypte ! Notre analyse nous prouvera que rien n’est neuf sous le soleil, et que dès l’Antiquité, quand il est possible de refuser au judaïsme ses valeurs et ses expériences historiques et prophétiques – la Mila ne repose pas moins que sur une Alliance que le Créateur du monde a scellée avec Avraham notre ancêtre –, les Nations le feront. Nos Sages n’ont-ils pas dit que, dès le jour où le peuple juif a reçu la Tora, une grande haine contre notre peuple s’est répandue parmi les Nations ?

 

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131 – Avril 2009 – La Guerre des Juifs

EDITORIAL :

Le récent conflit militaire qui a entraîné l’armée israélienne à combattre les terroristes du ‘Hamas nous a suggéré qu’il pouvait être intéressant de consacrer un dossier aux « Guerres des Juifs ». En effet, toute personne qui connaît un peu son histoire juive sait que dans le domaine militaire également, la manière dont les choses se passent, ne ressemble en rien à celle des nations du monde — et pour cause : l’Eternel, Qui assure Sa protection au peuple juif, le suit de près et lui assure dans les conflits armés Son appui de manière miraculeuse. Nous verrons dans le présent dossier, toutefois, que cette extraordinaire Présence divine a toujours été fonction de la conduite du peuple juif, et que la moindre faute entraîne un arrêt immédiat de son assistance. Mais comme le Créateur se manifeste d’une manière tellement claire dans les événements accompagnant nos campagnes militaires, il importe qu’une armée juive respecte d’une manière absolue les diverses lois relatives à la sainteté qui doit dans régner dans le camp et nos comportements. A tel point que comme nous le verrons, ces directives enseignées par la Tora dans le contexte de l’armée juive forment la base des lois concernant… la conduite à suivre dans les lieux saints ou chez soi, quand on veut prier ou étudier la Torah !

 

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132 – Juin 2009 – L’écriture des Textes saints

Editorial

La fête de Chavou’oth nous a amenés à nous pencher sur le Texte de la Tora que nous avons reçu en ce grand jour ! Nous l’abordons dans le présent numéro sur le plan concret, tel qu’il nous apparaît dans le Séfer Tora, avec son écriture spécifique. Nous nous livrerons en un second temps à une lecture directe du Texte, dans le but d’en dégager les preuves claires et incontournables de son inspiration divine.
Le support matériel de la Tora est donc son écriture. Nous sommes tous plus ou moins familiers des lettres que l’on utilise dans le Séfer Tora, ainsi que celles qui figurent dans les mezouzoth et les tefilinnes. Mais quelle est l’origine de ces lettres ? Qui a créé cette écriture ? Nous verrons en un premier article que la réponse à cette question nécessite quelques développements.
Impossible de ne pas aborder le secret, le « sod » de ces lettres, et leur dimension ésotérique, car nos Sages déclarent ouvertement que les mes-sages contenus dans cette écriture relèvent des profonds secrets de la Tora. Nous rapporterons un extrait de ce que la Guemara en dit.
Grâce à plusieurs grands auteurs du Moyen Age, la transmission de l’écriture commence à se codifier, ceci jusqu’au Beth Yossef, rabbi Yossef Caro, qui fixe de manière définitive cette tradition – conclusions qui concernent surtout… les Juifs ashkenazes (alors qu’en général ce nest pas le cas, le Beth Yossef, puis le Choul’han ‘Aroukh fixant plutôt la Halakha selon le rite sefarade). La tradition sefarade est différente, ainsi que nous le verrons.

 

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135 – Janvier 2010 – Roch ‘Hodech

EDITORIAL :

Nous quittons la période des grandes fêtes, pour pénétrer l’hiver, durant lequel les mois se succèdent, et, espérons-le, répondront à l’attente que nous avons de voir de grandes pluies enfin tomber en Erets Israël. Bien sûr, ‘Hannoucca et Pourim viennent quelque peu agrémenter la monotonie de ces longs mois d’hiver, mais chaque nouveau mois, nous sommes amenés à fêter Roch ‘Hodech, le premier jour du mois. C’est de ce sujet que nous voudrions parler dans la présente parution. Ce ne sont certes pas de grandes fêtes, puisque seules les femmes, et encore pas toutes, ont l’habitude de ne pas effectuer de travaux domestiques lourds (linge en particulier). Mais force nous est de constater que l’un des éléments du judaïsme contre lequel les Romains ont lutté, dans les périodes où ils tentaient de faire perdre aux Juifs leur identité, était bien l’institution de Roch ‘Hodech.

 

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136 – Mars 2010 – La résurrection des morts

Editorial

Voici donc le printemps… Après l’hiver – durant lequel la nature s’est laissé abattre par le froid et la neige, les intempéries et la pluie – les premiers rayons de soleil ramènent la vie dans les champs et dans les vergers. Les herbes poussent, les bourgeons apparaissent, les amandiers sont en fleur… Ce miracle, qui se reproduit chaque année, ne manque jamais de nous remplir d’étonnement et de plaisir, quand nous voyons la nature revivre sous nos yeux. Nous avons pensé que le printemps pouvait être le meilleur moment de l’année pour développer un sujet parallèle – mais qui ne se produira qu’à l’avenir, lors d’une (ou plusieurs) journée(s) extraordinaire(s) de parmi les autres, depuis la Création du monde – celui de la résurrection des morts ! Nous verrons là aussi les morts surgir de la terre, leurs divers membres se regrouper, la chair se reformer et la peau recouvrir leurs os, puis la vie reprendre à partir de ces ossements anciens, qui reposaient en terre peut-être depuis des millénaires ! Si l’on veut, avant de lire le présent dossier, avoir une idée de ce que peut être la résurrection des morts, nous suggérons de relire le prophète Ezéchiel (chap. 37), qui a justement eu droit à une importante vision prophétique à cet égard, et a peut-être même vu dans la réalité un tel événement se concrétiser à ses yeux.

 

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137 – Mai 2010 – D’une période à l’autre

EDITORIAL :

1939 fut une année fatidique pour le peuple juif. La question qui nous dérange tous est de savoir comment nous sommes arrivés à une telle situation, à un tel cataclysme qui détruisit tout sur son passage. Le centre essentiel du judaïsme de l’époque, celui d’Europe Centrale, en sortit exsangue, et après la Shoah, il ne restait pratiquement aucune communauté dans cette partie du monde. Six millions de Juifs disparurent, assassinés dans les camps ou fusillés tant par les soldats nazis que par leurs collaborateurs lituaniens, polonais ou autres ! Des dizaines de milliers de grandes personnalités du peuple juif, de tsadiqim et de rabbanim, ont alors trouvé la mort, sans parler des jeunes qui pourtant étudiaient la Tora ! Nombreux sont ceux qui ont tenté de comprendre la Shoah. Nous voudrions, pour notre part, aborder ici ce chapitre d’une autre manière. Il nous semble en effet que décrire l’évolution de la communauté juive d’Europe centrale entre le début du XIXe siècle jusqu’au déclenchement de la Shoah nous permettrait de mieux saisir ce qui s’est passé alors : au cours de ces années, un immense glissement de terrain s’est produit, conduisant doucement, mais hélas inexorablement, une grande majorité de la communauté à un abandon et à un rejet important de toutes nos traditions religieuses. Il ne s’agira pas pour nous d’apporter une réponse de plus, mais de brosser un tableau pour mieux comprendre la problématique du judaïsme d’alors. Nous avons pris conseil auprès de rav Dov Eliakh, historien connu et auteur de plusieurs ouvrages concernant le monde d’Europe Centrale d’avant-guerre, qui nous a semblé être l’une des personnes les mieux informées sur cette période, en tout cas pour ce qui concerne les communautés juives de Lituanie et de Pologne. Le rav Eliakh a publié un livre sur ces années : Chimekha lo chakha’hnou (« Nous n’avons pas oublié Ton Nom »).

 

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138 – Juillet 2010 – Le Erev rav

EDITORIAL :

Notre période ne cesse de surprendre : si un certain consensus règne parmi les Juifs – pour la majeure partie d’entre eux –, certains continuent à se comporter d’une manière inique et n’hésitent pas à délégitimer le peuple auquel ils appartiennent, ne se gênant pas pour commettre les pires actes contre leurs propres frères. Certains noms sont connus : Goldstone a récemment défrayé la chronique en agissant de cette manière, mais de nombreuses autres personnalités juives du monde universitaire occidental n’hésitent pas non plus à se lever contre leur propre peuple, à proclamer qu’il faut s’opposer à Israël et boycotter ses enseignants des enceintes académiques de par le monde. Certains journalistes israéliens abondent dans ce sens-là également, et, quand on réfléchit, on s’aperçoit que presque toujours ce sont nos propres frères qui nous font le plus de mal – à l’image de Dror Feiler, cet artiste juif qui vit en Suède et qui semble avoir été à l’origine au moins partiellement de l’initiative de la « flottille de paix » dont l’arraisonnement a coûté tellement cher à Israël dans la guerre médiatique que nous livrent nos ennemis ! Des organismes, fondés souvent par des Juifs, œuvrent partout dans le monde contre notre peuple, cherchant par tous les moyens à ternir l’image de leurs frères.

 

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139 – Septembre 2010 – Rav Mordekhai Pargmanski zatsal

EDITORIAL :

« Nous avons décidé de consacrer le présent numéro du magazine à une personnalité pratiquement inconnue du grand public en France, le rav Pargamanski zatsal. Mais trois raisons nous ont conduits à nous lancer malgré tout dans le présent dossier :
— Rav Pargamanski zatsal a vécu en France dans l’immédiat après-guerre, décédant malheureusement à la fleur de l’âge, à 46 ans. En cherchant des informations sur cette période, nous avons pu constater que le grand public a totalement oublié le très grand nombre de survivants de la guerre accueillis en France avaient pu reprendre une vie juive à part entière. Ils purent à nouveau respirer, se retrouver et reprendre la pratique juive, ainsi que l’étude de la Tora. Il s’agit de nombreuses centaines de Juifs accueillis en France en cette période de reconstruction. Ces survivants, il fallait les accueillir : certains Juifs s’investirent corps et âme dans cette action, et il nous semblait important de le rappeler par le biais du présent dossier. Nous pensons à rav Moché Leibel, qui oeuvra dans la région parisienne et à Aix-les-Bains, à Me Matthieu Muller et à Madame Racha Sternbuch (nous renvoyons le lecteur au dossier que nous avons consacré en son temps au sujet des Chéérith hapléta, n° 19). D’une certaine manière, le présent dossier leur est particulièrement dédié !
— Parmi eux, donc, figurait le rav Pargamanski. S’il est clair que la présence de l’un des plus grands ilou’im [génies] du monde des Yechivoth d’alors, n’eut pas alors une influence immédiate, il permit à ceux qui le connurent d’entrevoir ce que pouvait être un «gadol» dans le peuple juif. Rencontre qui changea totalement leur vie, et eut une influence indirecte sur la communauté française. Nous pensons en particulier à rav Aharon Monsonégo, le Grand rabbin du Maroc, ou au rav Roger Cahen du Séminaire de jeunes filles d’Aix-les-Bains, ( ou encore au rav Gerchon Cahen zal, qui a tant oeuvré en faveur du peuple juif autant à Aix-les-Bains que dans le cadre de son sacerdoce de rabbin en Alsace.

 

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140 – Octobre 2010 – 200 ans de la naissance de rav Israel Salanter

EDITORIAL :

II est des personnalités, dans le peuple juif, qui prennent des initiatives, lancent certains mouvements, et finissent par avoir une influence prépondérante sur le plan de la spiritualité du peuple juif ! Cela s’est passé la plupart du temps à un moment où, effectivement, la situation de notre peuple, sur le plan spirituel, en avait un besoin réel, énorme. Il en était ainsi du temps du Ba’al Chem Tov, lequel apporta un immense renouveau dans la pratique et dans la compréhension du service divin en son temps. Nous en avons déjà parlé dans un récent numéro. Un siècle plus tard, rav Israël Salanter exerça pareillement une influence sérieuse et profonde dans l’enceinte de sa communauté spécifique, celle de Lituanie — puis son enseignement se propagea par ses disciples dans un cercle bien plus large, au point que, de nos jours, on peut dire également de lui qu’il a donné une direction inédite et un éveil renouvelé à la spiritualité du peuple juif. Ray Israël Salanter est né en novembre 1810: c’est à l’occasion du bicentenaire de sa naissance que nous lui consacrons ce numéro. Nous voudrions, dans le présent dossier, tenter de tracer les grandes lignes de celui qui fut à l’origine de l’école du Moussar, tant sur le plan historique, que sur celui de la démarche spirituelle. Car il est clair que le message de l’école du Moussar concerne finalement le grand public de nos jours.

 

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144 – Juin 2011 – La viellesse : bénediction ou malédiction ?

EDITORIAL :

La présente période – à nouveau marquée par des événements surprenants et choquants pour le peuple juif – amène de nombreuses personnes à exprimer leur désagrément et leur surprise devant la malhonnêteté généralisée avec laquelle l’histoire de notre peuple est Des manifestations de haine et de violence à notre
égard nous assaillent de toutes parts, et l’on reste sans voix devant le manque de répondant de la part d’Israël, qui semble incapable d’opposer des arguments justes et percutants que, pourtant, notre peuple pourrait présenter. Ce qui s’est passé cette année autour du jour de la Naqba, le 15 mai – journée de protestation par laquelle les Arabes expriment leur regret de la création d’un Etat juif en 1948 -, a dépassé les limites et franchi les frontières. En effet, de tous côtés, et pas seulement à l’intérieur même d’Israël, les frontières ont été attaquées par des manifestants venus du Liban, de Syrie et de la Bande de Gaza, sans parler des mouvements relevés chez nos Arabes israéliens intramuros. Et sans oublier l’acte terroriste d’un camionneur arabe qui a coûté la vie à un jeune homme à Tel-Aviv et provoqué de nombreuses blessures à d’autres.
Les vérités premières et incontestables ne manquent pourtant pas, et nous ne cessons nous aussi de recevoir des messages et des textes de personnes qui sont profondément meurtries par ce manque d’écoute et de compréhension dont notre peuple fait l’objet ces temps-ci. Le génocide dont a souffert le peuple juif durant la Shoah, et ce-lui dont souffrirait le «peuple» palestinien, sont mis en parallèle ! Et ce, par de grands négationnistes devant l’Eternel, et des hommes tel que Abou Mazen ! Inutile de dire que de tels discours sont une offense des plus profondes à l’intelligence humaine. Après de nombreux pogroms en Terre sainte et une politique éhontée de collaboration avec les nazis, les Arabes ont à plusieurs reprises, attaqué Israël pour connaître à chaque fois – grâce à D. – des échecs militaires cuisants. Que veulent-ils encore ?

 

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145 – Juillet 2011 – Qui sera le bâtisseur du 3ème Temple ?

EDITORIAL :

La chute de Jérusalem et la destruction du Temple – qu’il soit reconstruit de nos jours, comme nous le souhaitons dans le présent « Grand dossier » ! – pendant la période des vacances. Quelle mauvaise coïncidence ! Toutefois, à y réfléchir, la simultanéité entre la période de deuil la plus aiguë de notre communauté , et la période d’été – quand nous voudrions quelque peu nous reposer de la fatigue d’une année d’étude ou de travail – n’est peut-être pas si fortuite qu’elle en a l’air… L’origine de ces semaines est la réaction du peuple juif suite à la visite des explorateurs en Terre sainte : dix de ces derniers revinrent avec un rapport désastreux sur le pays, la taille monstrueuse de ses habitants, leur puissance et l’importance de leurs forteresses qui semblaient rendre suicidaire toute confrontation. Avaient-ils tort ? Bien sûr que non. Mais ils oubliaient un point : le peuple juif n’est pas soumis aux règles de la nature et ne dépend pas de l’importance des forces en présence, mais uniquement de l’aide de la Présence divine ! « Rien ne peut dépasser l’Eternel », (Beréchith/Ge-nèse 18,14) ! Cette perte de conscience de la capacité illimitée du Créateur du monde à sauver son peuple dans des situations où tout semble « objectivement » désespéré lui a coûté énormément : cette nuit de pleurs du 9 Av restera pour les générations à venir un temps néfaste, qui se traduira par la destruction des deux Temples à cette même date, et bien d’autres catastrophes – comme l’Expulsion des Juifs d’Espagne et la déclaration de la Première Guerre mondiale. Or ce lien entre nous et l’Eternel est la base de notre foi ! Si nous effaçons de notre conscience le fait que l’Eternel nous accorde la vie, dirige notre destinée et veille à chaque pas à assurer notre sécurité et notre bonne santé, que reste-t-il de notre engagement dans la voie de la Tora ?

 

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146 – Septembre 2011 – Le retour vers soi…

EDITORIAL :

Quel sujet plus adéquat pour le mois de Eloul qui s’ouvre devant nous que celui de la Techouva ! A dire la vérité, l’enquête consacrée dans le présent numéro elle aussi à cet égard nous a révélé un point qui nous a semblé intéressant, et nous voudrions faire part de cette découverte à nos lecteurs. Peut-être que cette importante donnée leur a échappée à eux aussi. En Terre sainte, ce sont les jeunes qui sont de nos jours à la pointe de la Techouva : des adolescents d’entre 13 et 16 ans sont capables de revenir à la Tora et à la pratique, de tout abandonner de leur vie précédente et de rejoindre la Yechiva, alors que jusqu’à présent, nous pensions que ceux-ci avaient le sentiment que tout s’ouvrait devant eux, et que la dernière chose qu’ils songeaient à faire était d’aller « s’enfermer » dans une Yechiva I Comment comprendre ces adolescents qui font le contraire, et rejoignent le monde de la Tora ? La réponse semble être que toutes les idéologies sont mortes ! La preuve ? On ne trouve plus de professeurs qui « y croient », qui enseignent avec fougue et foi les sciences ou l’histoire, ou la philosophie. Tout est devenu matière à étude, mais la vie n’est pas là.

 

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147 – Octobre 2011 – Monter à Jérusalem

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Quelque chose s’est passé, imprimant à nos sentiments une direction nouvelle, ou plutôt, nous ramenant à des périodes que nous pensions ne plus devoir connaître. Ne sommes-nous pas revenus à une ambiance rappelant le Moyen-Age, ou des périodes plus récentes, mais pas moins reluisantes ? Nous nous sommes déjà habitués à ce que notre peuple soit traité d’une autre manière que les autres nations. Les autres peuvent commettre les pires crimes – des vrais ceux-là – mais cela prendra des mois et des mois avant que le monde ne se lève sur ses pattes arrière et crie au scandale. C’est ce qui s’est passé face à la conduite innommable de la Syrie, par exemple. Et, effectivement, avec quelques citoyens abattus par jour, ayant pour seul crime d’avoir osé protester contre ce régime impitoyable, Assad mériterait d’être sévèrement critiqué. Pour Israël, en revanche, cherche-t-il à tenter de se défendre des attaques portées contre ses habitants ? Aussitôt, l’Etat hébreu est critiqué comme s’il avait commis le pire des délits. De plus, avec la conduite d’Erdogan, toutes les limites sont repoussées : nous avons à faire à un Premier ministre d’un pays aussi important que la Turquie qui se conduit, face à nous, comme l’aurait fait un despote médiéval, vexé dans son amour propre, et lançant à tout venant des menaces contre les Juifs, fût-ce contre les intérêts les plus évidents de son propre pays ! Ou encore : ce qui s’est passé en Egypte, où par miracle les occupants de l’ambassade israélienne ont été sauvés d’un lynchage qui aurait été épouvantable. La période contemporaine nous a habitués à survivre à des attaques terroristes, autant dans le pays qu’à l’étranger, que D. nous en protège ! Combien de morts ne devons-nous pas déplorer déjà à ce titre.

 

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148 – Novembre 2011 – La confiance dans les sages

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La veille de Souccoth, nous avons été informé qu’un accord historique avait été signé entre Israël et le ‘Hamas à propos de Gil’ad Shalit : 1027 arabes contre un seul Juif ! En effet, durant la fête, ce jeune, qui a passé cinq années en captivité, a été libéré et a retrouvé sa famille. D’une part, évidemment, le coeur de tout Juif est bouleversé à la seule pensée de ses années passées en captivité, sans aucun contact humain (disons-le, ses geôliers ne l’étaient certainement pas) ; il était aussi important de prouver qu’Israël est toujours garant de la liberté de ces jeunes qui se dévouent en faveur de sa sécurité, et en général, de tous les Juifs, et ce, dans toutes circonstances. Même quand il s’agit d’un Juif américain, quelque peu flou dans sa tête (contre 25 prisonniers égyptiens, le tarif s’est amélioré…). D’autre part, quels risques énormes : demain, nos ennemis chercheront peut-être à capturer d’autres Juifs pour arriver à leurs fins (quelques milliers de prisonniers arabes sont encore em-prisonnés en Israël), et ces terroristes, une fois libérés, reprendront du service, préparant de nouvelles attaques contre nous — que D. nous en préserve !

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149 – Décembre 2011 – Les juifs en Lybie

EDITORIAL :

Quel que soit le point cardinal vers lequel on se tourne, on verra des nuages noirs poindre à l’horizon ! Que faut-il en penser ? C’est la question que tout le monde se pose ! Sur le plan économique : l’Occident traverse une période d’incertitude d’une rare amplitude – certains la comparent même à la « crise de 1929 » Des pays sont menacés de faillite, des dirigeants d’État obligés de démissionner, l’Europe en danger, et l’Amérique proche du dépôt de bilan… Sur le plan sécuritaire : l’Iran est sur le point de devenir une puissance nucléaire, et il n’y a plus de doute quant aux intentions belliqueuses de son programme. Que faire ? Bombarder ? Le danger d’une guerre régionale, voire mondiale, est tout à fait sérieux ! Israël semble se contenter, pour l’instant, d’opérations secrètes et ponctuelles, mais même cette conduite n’est pas sans risques. Enfin, sur le plan spirituel : les multiples décès de hautes personnalités du monde de la Tora nous interpellent : le roch Yechiva de Mir, le rav Nathan Tsvi Finkel, le rav Dov Schwartzman, le rav Dan Ungarischer, et d’autres, sans oublier l’épouse du rav Haïm Kanievski, qui fait l’objet d’un article dans le présent numéro.

 

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151 – Février 2012 – La femme et son respect

EDITORIAL :

Cela fait bien longtemps que le public orthodoxe n’avait pas subi de campagne de diffamation d’une telle ampleur en Erets Israël ! L’objet : « l’exclusion des femmes » dans les
autobus ! Combien d’encre n’a-t-on pas été versé à ce sujet —certainement bien plus que pour l’armement nucléaire iranien… Combien d’heures d’antenne n’ont-elles pas été consacrées à cette brûlante question, et combien d’inquiétude quant à l’avenir du pays n’a-t-elle pas été exprimée ! Pourtant, de quoi s’agit-il ? D’une conduite plus stricte, acceptée par tous, tant par les hommes que par les femmes des milieux concernés ! D’une meilleure façon de se comporter dans le domaine de la tsni’outh, conduite adoptée du reste non à Bene Braq ou à Jérusalem… Ce ne sont que dans quelques milieux plus « froum » que cette séparation positive a été mise en place, et, que dire, grand bien leur fasse ! Disons-le clairement : quand nous sommes amenés à emprunter un autobus « méhadrin », nous adapterons nous aussi, sans hésitation. La première règle de « dérekh érets » consiste à accepter ce que l’autre trouve bien de faire, n’est-ce pas ?

 

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230 – Avril 2020 – La dixième plaie – La mort des premier-nés

A propos des plaies…

Nous avons lu voici quelques semaines, dans le livre de Chemoth/Exode, ces plaies infligées à l’Egypte. Dans le présent numéro, nous consacrons notre
Grand Dossier à la dixième plaie, la plus importante, celle qui, de manière définitive, va provoquer le renvoi du peuple d’Israël de cette terre, après quelques siècles d’esclavage. Mais il nous semble que, plus que jamais, notre génération a droit à une révision de ce que pouvaient signifier ces bouleversements que l’Eternel a pu imprimer dans le monde, et du changement total d’esprit que ces plaies ont imposé. Ne vivons-nous pas la même chose ?

 

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231 – Mai 2020 – Corona, corona Qu’est-ce que tu veux de nous ?

Réflexions sur la présente période

Plongés que nous sommes dans une période surprenante, déconcertante, innovante, nous avons pensé que l’urgence était de préparer un numéro tournant entièrement autour du sujet qui nous concerne tous, le corona.
Le lecteur trouvera sans doute des informations supplémentaires à ce sujet, tant au niveau de l’enseignement transmis par nos rabbanim qu’à celui de ce qui a paru dans la presse qui suit l’actualité et tente de la décrypter pour le public. De même, divers textes seront rapportés, se faisant l’écho d’épidémies survenues dans l’histoire et dont l’humanité a fort souffert, en particulier le peuple juif. Tout ceci permettra de mieux comprendre la période que nous vivons.
Evidemment, l’une des grandes interrogations reste celle de savoir vers quoi tout ceci va nous mener cette fois-ci. Certains se sont permis de sortir leurs trompettes pour annoncer haut et fort la venue imminente du Machia’h. Tout en applaudissant à l’annonce d’une telle bonne nouvelle, puisque nous devons effectivement attendre à tout moment sa venue, nous sommes toujours gênés par ce genre de proclamations : qui nous permet-il de le dire ? Avons-nous des prophètes parmi nous ? Tant que Eliahou le prophète n’est pas venu, pour justement annoncer la venue du Machia’h, nous ne pouvons pas le faire.

 

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232 – Juin 2020 – Le Monde, mode d’emploi

« Rends-nous nos juges comme autrefois et nos conseillers comme dans le temps. Délivre-nous de l’affliction et de la tristesse ».

« Rends-nous nos juges comme autrefois et nos conseillers comme dans le temps. Délivre-nous de l’affliction et de la tristesse », demandons-nous au Maitre du monde dans la Chemoné ‘Essré, la prière quotidienne. La proximité de ces deux idées, celle de la prière en faveur du retour des juges d’antan, et celle dans laquelle nous demandons d’être libérés de la souffrance dans laquelle nous sommes plongés n’a peut-être jamais été aussi remarquable : il est difficile d’imaginer une période dans laquelle le rapport entre ces
deux éléments est plus flagrant !

Car, en plein tumulte provoqué par les effets du corona, la crise politique israélienne est peut-être arrivée à son dénouement, mais elle nous a permis de constater que, justement, nous avons un besoin énorme : que l’Eternel nous redonne les juges droits et indépendants, justes et dignes, comme nous en avions dans le temps

 

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223 – Juin 2019 – Le Kotel Hama’aravi

Ainsi donc nous avions raison – allez savoir d’où provenait notre intuition : Avigdor Lieberman n’a pas pu se retenir ! Il adore monter et détruire des gouvernements, et arriver à peu de frais à la Une des journaux. Semble-t-il, à écouter ses interventions, ce n’est pas tout : le sieur a compris, comme un fin stratège (il était tout de même ministre de la Défense !), que la formule la plus simple pour réussir dans la vie politique locale est de s’inscrire dans la dynamique de la famille Lapid, Tommy et Yaïr,
pour s’attirer des voix en montant à cheval sur les thèmes anti-religieux et ceux contre une « medinath Halakha » (contre un Etat soumis à une loi religieuse). C’est ce qu’il a fait : alors que tout homme plongé dans la vie publique sait que la base même du jeu politique consiste à marchander et à discuter des détails, en ce qui concerne la loi sur l’enrôlement des jeunes en Yechiva, il a déclaré qu’en aucune manière il n’était prêt à une quelconque révision de la loi prévue ! Ah, vous pensez qu’un Russe de souche se plie ? Vous allez voir. Et il a tenu parole : il n’a pas bougé d’un yota, provoquant ainsi la crise de laquelle nous sommes les témoins, à savoir qu’il faut retourner aux urnes dans trois mois et entraine un gaspillage de plusieurs milliards de shekalim.

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224 – Juillet 2019 – 70 Nations

Le théâtre politique

Peut-être qu’en tête d’un numéro un peu exceptionnel, tel que le présent,
consacré aux « 70 nations » et à leur identité selon la Tora, parler de la situation politique actuelle est indiqué ! En effet, le message que nous allons être amenés à exprimer, comme étant celui de la Tora, à ce que rav Dessler zatsal nous en apprend, est que ces nations sont différentes les unes des autres sur le plan de leur conduite profonde, de leur identité morale, finalement selon les variantes des forces du mal auxquelles chaque peuple adhère, et effectivement on ne pourra pas comparer les déviations que l’on risque de trouver dans un pays à celles que l’on va sans doute trouver dans l’autre. Elles ne sont pas toujours évidentes, elles peuvent être enfouies, mais elles peuvent se déclarer à un certain moment, et alors, gare à ceux qui se trouvent sur leur chemin – l’Allemagne humaniste et bonne peut nous en fournir un bel exemple, elle qui a sombré plus tard dans la pire des fanges humaines !

 

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225 – Septembre 2019 – La Techouva : La révolution culturelle moderne

En introduction à un numéro consacré au mouvement
de la Techouva, l’interrogation suivante tombe à pic – elle a été posée par l’éditorialiste du Yated (en date du
4 tamouz passé) : à part des menus soucis de sécurité du fait des menaces belliqueuses en provenance du milliard de nos ennemis de l’autre côté des frontières, nous menaçant de génocide ; en dehors de grands déficits budgétaires, d’élections ratées, et d’autres infimes problèmes, le pays semble être placé face à une immense question identitaire, être ou ne pas être – selon la Halakha ! Qui ne s’est pas introduit avec force
dans cette fracture : Lapid, dont c’est la tradition familiale ; Avigdor Lieberman, pourtant anciennement très ami avec les rabbanim ; Barak, le nouvel ennemi du Chabbath avec ses promesses d’autobus pour tous en ce saint jour, le maire de Tibériade et celui de Ramat Gan, et même Ganz, qui sent déjà, quelle est la bonne direction à suivre dans ce domaine.

 

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226 – Octobre 2019 – Bâtisseurs de sanctuaires

L‘histoire est celle d’une jeune fille d’une petite communauté rurale, qui, au grand dam de sa famille et de son entourage, a quitté le giron familial et la foi de ses ancêtres, pour aller
vivre avec un quidam du village, bien entendu nonjuif ! La communauté était complètement bouleversée. Une délégation se rendit alors chez le rav, pour qu’il tente de la dissuader. C’est ce qu’il fit.
– « Ma fille, lui dit-il, que s’est-il passé ?
– Il faut me comprendre : quand mon père revenait de la shoule aux jours les plus saints de l’année,
il était plein d’inquiétude ! ‘On a prié, on s’est repenti, on a demandé pardon, et qui sait si cela a été
suffisant ?’ Alors que mon mari, avec quelle joie ne revient-il pas de son lieu de prière, et se rend avec
ses amis à la taverne pour boire un coup et exprimer sa satisfaction !
– Ah, je comprends. Mais il faut que tu prennes conscience de la différence entre lui et ton père :
lui est descendant de ‘Essav, ton père de Ya’akov. Ces deux-là, nos ancêtres, ont établi un pacte entre eux : Ya’akov va recevoir le monde futur, et ‘Essav le monde d’ici-bas. Les descendants de ‘Essav profitent
du monde à pleins bras, sans nul doute, dans la joie et dans le plaisir. Ceux de Ya’akov pensent au monde  futur : ce n’est qu’en se questionnant sur leur conduite à avoir dans cette antichambre qu’est le monde d’ici-bas, en vue du monde futur qui les attend, qu’ils peuvent espérer y arriver la tête haute, et à jouir des plaisirs réservés à ceux qui y ont droit ! Si Ya’akov profitait du calme ici-bas, ou si ‘Essav était dans une situation angoissée et nerveuse, cela serait contraire à leur essence et à leur mission sur terre ! »

 

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227 – Novembre 2019 – Am Kadoch – Un Peuple Saint

‘Amalek mis à mort !

Il n’est pas sans intérêt de constater que même les Etats Unis d’Amérique, le pays où de nos jours les droits de l’Homme sont peut-être les plus respectés, comprennent que dans certaines circonstances, il faut savoir passer outre, et foncer. Défoncer. C’est ce qui s’est passé avec l’exécution de l’ennemi n° 1, du dirigeant-fondateur de l’Etat islamique, Abou Bakr al-Baghdadi, cet ancien membre d’al Qaïda.
Son organisation s’est distinguée par ses attaques terroristes dans de nombreux pays d’Asie, d’Afrique, d’Europe et d’Amérique du Nord et se rend coupable de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité et de génocide dans les nombreux conflits armés dans lesquels elle se retrouve impliquée. Une certaine période durant, l’Etat islamique a développé son action et gagné du territoire, en particulier dans les régions perturbées par la guerre, entre la Syrie et l’Irak, avec pour but déclaré de recréer le califat musulman.

 

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228 – Janvier 2020 – Le Judaisme Allemand

Aller voir un roi…

Nos Sages (Berakhoth 58a) nous ont indiqué une conduite qui ne peut que surprendre :
«Il est toujours bon d’accourir pour aller voir un roi d’Israël ; mais pas seulement, car
on agira de même envers un roi non-juif : si on en a le mérite, on parviendra à percevoir la différence entre un roi juif et un roi des nations».
En quoi est-ce tellement important d’arriver à ressentir une telle différence ?
De nos jours, ce nous semble, ce n’est pas que du côté du monarque que les choses sont
divergentes, mais aussi dans le camp du peuple qui, actuellement, décide de la nomination de
la personne qui va le diriger.

 

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