soloveitchik

18 – Septembre 1989 – La Shoah. Le calendrier juif

EDITORIAL :

Ce dix-huitième numéro de Kountrass vient en fin d’année, et se présente un peu comme tel : on y trouvera la suite de notre volumineux dossier sur la choc, dont la première partie, au témoignage de nombreux lecteurs, a suscité le plus grand intérêt. On pourra y lire également une longue lettre de réaction à l’article du Dr Y. Breuer sur l’émancipation, publié dans notre dossier sur les Juifs et la Révolution française (n° 16).
Les fêtes de tichri sont pour nous l’occasion de présenter par ailleurs une étude sur les principes et l’historique du calendrier juif. Un texte du rav Yerou’ham Levovitz viendra, en complément, analyser la dimension du temps manifestée dans les grandes fêtes juives.
Cette année marque aussi le dixième anniversaire de la disparition du rav Binyamin Ringer z.I., de Nice. Nous avons tenu à lui rendre hommage à cette occasion, en présentant la transcription d’un de ses cours, accompagnée d’une biographie.
L’actualité est là aussi, avec une interview du rav Méïr Porouch, représentant de l’Agoudath Israël à la mairie de Yerouchalayim.

 

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53 – Juillet 1995 – En souvenir de rav Moché Soloveitchik

EDITORIAL :

Un grand deuil nous frappait au moment de la mise sous presse du précédent numéro – avec la disparition de rav Moché Soloveitchik z. te. 1. de Zürich. Notre revue perd ainsi un guide aux précieux conseils qui ne nous a pas ménagé son actif soutien. Quant au judaïsme, il sera désormais privé d’une des plus éminentes autorités rabbiniques contemporaines – bien qu’il ait été relativement peu connu du grand public, car le rav Soloveitchik se distinguait par une discrétion et une modestie aussi profondes que naturelles. Nous lui consacrons un bref hommage.
Le rabbin Samy Klein 7″•r a été fauché dans la fleur de l’âge par les balles de la Gestapo il y a 51 ans, le jour du jeûne du 17 tamouz 1944. Nous présentons ici la biographie de cette figure qui nous semble exceptionnelle, tant par son indépendance d’esprit et par l’originalité de ses positions personnelles que par sa conception du judaïsme et ses projets pour l’avenir des Juifs de France. Disparu avant l’âge de trente ans, il a réussi au cours de sa brève existence à faire des études à l’Ecole rabbinique, à aller découvrir pendant un an une des plus grandes Yechivoth lituaniennes de l’époque (Telshe) et à devenir, durant la guerre, un des dirigeants de la communauté juive à la dérive. Les festivités ayant marqué le 50′ anniversaire de la libération des camps et de la victoire sur les nazis nous ont également incités à publier un article sur l’attitude des Alliés face au génocide de notre peuple. Alors que l’existence des camps d’extermination était déjà connue, et que de toutes parts des Juifs dans le monde libre lançaient des appels désespérés pour une action militaire contre les camps ou leurs voies d’accès, les Alliés refusèrent obstinément d’engager leur aviation. Pourquoi ?

 

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60 – Septembre 1996 – La Yechiva. période des guéonim

EDITORIAL :

Le présent numéro de Kountrass propose au lecteur la suite du dossier “La Yechiva”. Nous couvrons ici la période des Gueonim, qui s’étend de la clôture de la Guemara jusqu’aux hautes écoles du Moyen Age. Les articles brossent un tableau de l’évolution de la Tora en Babylonie, mais évoquent aussi les débuts du développement des communautés dans les autres régions du monde juif de l’époque. Nous avons préféré pour diverses raisons nous limiter à ces cinq siècles, qui ont donné lieu à un travail de mise au point fondamental dans la transmission de la Tora. Dans la période suivante, appelée l’époque des Richonim, on assistera à des transformations d’un tout autre genre, comme nous le verrons dans le prochain numéro, si D. veut.

 

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114 – Juillet 2006 – Le Temple et les Sacrifices

EDITORIAL

Le présent numéro du magazine parait à la période d’été durant laquelle le peuple juif marque plus solennellement le deuil du Temple. Il nous a semblé particulièrement opportun d’orienter nos pensées et notre réflexion sur la grande et redoutable Maison (selon l’expression de la prière des fêtes de pèlerinage) que l’Eternel nous a demandée de Lui construire.
Le premier point que nous aborderons vise à expliquer précisément la fonction centrale du Temple dans notre vie juive. S’il représente évidemment l’endroit où sont apportés les sacrifices, nous verrons que cette seule définition est nettement insuffisante.
La seconde étude sera consacrée aux sacrifices eux-mêmes : l’esprit moderne répugne quelque peu à l’idée de sacrifier des bêtes, et nous tenterons toutefois d’appréhender la signification de cette mitswa.
Nous ne resterons pas dans une vision passéiste du Temple ; nous évoquerons en effet certains avis semblant autoriser l’offrande de sacrifices de nos jours, à l’endroit où se tenait le Temple. C’est un sujet que nous avons déjà abordé par le passé (Kountrass magazine n° 5), mais il nous a semblé important de revenir sur ce sujet.

 

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140 – Octobre 2010 – 200 ans de la naissance de rav Israel Salanter

EDITORIAL :

II est des personnalités, dans le peuple juif, qui prennent des initiatives, lancent certains mouvements, et finissent par avoir une influence prépondérante sur le plan de la spiritualité du peuple juif ! Cela s’est passé la plupart du temps à un moment où, effectivement, la situation de notre peuple, sur le plan spirituel, en avait un besoin réel, énorme. Il en était ainsi du temps du Ba’al Chem Tov, lequel apporta un immense renouveau dans la pratique et dans la compréhension du service divin en son temps. Nous en avons déjà parlé dans un récent numéro. Un siècle plus tard, rav Israël Salanter exerça pareillement une influence sérieuse et profonde dans l’enceinte de sa communauté spécifique, celle de Lituanie — puis son enseignement se propagea par ses disciples dans un cercle bien plus large, au point que, de nos jours, on peut dire également de lui qu’il a donné une direction inédite et un éveil renouvelé à la spiritualité du peuple juif. Ray Israël Salanter est né en novembre 1810: c’est à l’occasion du bicentenaire de sa naissance que nous lui consacrons ce numéro. Nous voudrions, dans le présent dossier, tenter de tracer les grandes lignes de celui qui fut à l’origine de l’école du Moussar, tant sur le plan historique, que sur celui de la démarche spirituelle. Car il est clair que le message de l’école du Moussar concerne finalement le grand public de nos jours.

 

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226 – Octobre 2019 – Bâtisseurs de sanctuaires

L‘histoire est celle d’une jeune fille d’une petite communauté rurale, qui, au grand dam de sa famille et de son entourage, a quitté le giron familial et la foi de ses ancêtres, pour aller
vivre avec un quidam du village, bien entendu nonjuif ! La communauté était complètement bouleversée. Une délégation se rendit alors chez le rav, pour qu’il tente de la dissuader. C’est ce qu’il fit.
– “Ma fille, lui dit-il, que s’est-il passé ?
– Il faut me comprendre : quand mon père revenait de la shoule aux jours les plus saints de l’année,
il était plein d’inquiétude ! ‘On a prié, on s’est repenti, on a demandé pardon, et qui sait si cela a été
suffisant ?’ Alors que mon mari, avec quelle joie ne revient-il pas de son lieu de prière, et se rend avec
ses amis à la taverne pour boire un coup et exprimer sa satisfaction !
– Ah, je comprends. Mais il faut que tu prennes conscience de la différence entre lui et ton père :
lui est descendant de ‘Essav, ton père de Ya’akov. Ces deux-là, nos ancêtres, ont établi un pacte entre eux : Ya’akov va recevoir le monde futur, et ‘Essav le monde d’ici-bas. Les descendants de ‘Essav profitent
du monde à pleins bras, sans nul doute, dans la joie et dans le plaisir. Ceux de Ya’akov pensent au monde  futur : ce n’est qu’en se questionnant sur leur conduite à avoir dans cette antichambre qu’est le monde d’ici-bas, en vue du monde futur qui les attend, qu’ils peuvent espérer y arriver la tête haute, et à jouir des plaisirs réservés à ceux qui y ont droit ! Si Ya’akov profitait du calme ici-bas, ou si ‘Essav était dans une situation angoissée et nerveuse, cela serait contraire à leur essence et à leur mission sur terre !”

 

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195 – Avril 2016 – La fête de Pessa’h Le temps de notre libération

Couverture Kountrass 195

Edito

Voilà la déclaration d’un ministre français en septembre 2001, à la suite des attentats des Tours jumelles.

Et alors ? 15 ans plus tard, qui a-t-il raison ? Lui, ou ceux qui se faufilent derrière toutes ces attaques et actes de guerre, un peu partout dans le monde ?

Le pire, pour nous, reste que nous nous trouvons sur le front, et qu’Is- raël tente de contrer vision fausse, sans que les Nations ne comprennent l’enjeu de sa lutte.

Quelque chose va peut-être changer « après Bruxelles ». Jusqu’à pré- sent, l’Europe pouvait encore se laisser balancer par des illusions. De fait, une grande part des attentats de ces dernières années étaient, selon l’une des hypothèses, perpétrés par des personnes isolées, illuminées soit, mais œuvrant de leur propre chef, et non par des réseaux organisés. Autrement dit, ces actes de terrorisme ne semblaient pas réellement dan- gereux, même s’ils ont pu faire mal, ponctuellement…

Le continent fait aujourd’hui face à une sorte d’intifada européenne, à l’image de celle que nous vivons en Erets Israël : ce sont des actes spo- radiques – mais personne ne peut se faire d’illusions : l’autorité palesti- nienne par la bouche d’Abou Mazen et la propagande dans les écoles et les médias ne fait que pousser à cela. Les Iraniens encouragent ce terro- risme, et dédommagent les familles dont les maisons sont détruites à la suite d’un attentat commis par leur proche, « neutralisé » après coup.

En Europe, donc, on sommeille, on rêve, tout va bien. Or les attentats de Bruxelles devraient entraîner un changement dans la conception des autorités : quelques jours après que la Belgique ait osé traquer l’un des commanditaires des attentats de Paris, et ait songé à le livrer à la France, la réaction s’est faite, sous forme d’attentats, l’un à l’aéroport, l’autre dans le métro. Il est probable que cet homme était au courant de ce pro- jet, s’il n’en était pas à l’origine. Mais il n’a pas daigner informer la police belge… On n’a pas affaire à une intifada de couteaux, sporadique et ponc- tuelle, mais bien à une guerre, à un conflit de civilisation. C’est la remise en cause de l’avenir de l’Europe humaniste et développée telle que nous la connaissons.

Pourtant, à Bruxelles, ni la « colonisation », ni le « découragement » ne peuvent être invoqués pour justifier et comprendre ces terribles actes de terrorisme. Devrait-on en conclure qu’il existe d’autres fondements der- rière cette cruauté arabe ?

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22 – Mai 1990 – Sefarades et Achkenazes

Sefarades et Achkenazes

La parution de ce nouveau numéro de «Kountrass», dont le dossier est consacré à l’origine des différences entre Sefarades et Achkenazes, représente pour notre équipe le terme d’un long labeur. Le sujet est en effet bien vaste, et nécessite de laborieuses recherches pour en cerner les différents domaines d’intérêt. Nous présentons donc ce dossier tout en sachant qu’en bien des points nous aurons été partiels, sinon partiaux. Au moins aurons-nous tenté de poser les questions prin­cipales : corriment comprendre le phénomène de deux grandes familles au sein du peuple juif? A quelles dates peut-on en faire remonter l’origine? Sur quels points y a-t-il, outre les différences de culture en fait subjectives et ici secondaires, véritablement divergence ? Comment l’unité du peuple d’Israël se maintient-elle conformément à la Halakha ?
Une étude sur Chavou ‘oth tentera de comprendre une vieille controverse avec les sadducéens puis à leur suite avec les chrétiens, concernant la date exacte de cette fête. On trouvera encore une Chronique du Livre un peu «branchée» et des nouvelles brèves qui complèteront ce numéro.
Notons qu’un important courrier des lecteurs nous est encore parvenu sur le thème de judaïsme et psychanalyse.

Nous avons donc préféré remettre au prochain numéro une suite -et, peut-être, une fin-à ce sujet soulevé dans l’un de nos derniers numéros. Nous ajouterons d’ailleurs à ce courrier des textes d’autorités rabbini­ques contemporaines.

 

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16 – Mai 1989 – La Révolution française

Pessah – La liberté

PPessa’h, fête de la liberté, vient de s’achever. Mais on célèbre cette année, en France comme de par le monde, le souvenir d’une Ré­volution qui se fit au nom de la liberté, de l’égalité et de la fraternité … Deux cents ans après, à l’heure des bilans où apparaissent mieux les ombres et lumières d’événements historiques encore controversés, Kountrass vient apporter sa contribution : à notre façon, par touches successives et variées, pour es­sayer de mieux cerner les divers aspects de cette réalité complexe que sont les débuts de l’ère de l’émancipation._
Mais il y a aussi l’histoire qui se fait sous nos yeux, les problèmes de l’actualité politique israélienne : nous avons rencontré à ce sujet le rav Avraham Ravitz, dirigeant de la nouvelle formation religieuse Déguel haTora.
Et puis il y a les problèmes typiques de la société juive traditionnelle. Vous serez sur­pris, mais peut-être aussi émus ou amusés, de découvrir les secrets professionnels de cet élément fondamental de toute communauté juive : le chadkhan ou marieur. .. La période ouverte par Pessa’h s’achève enfin avec la fête de Chavou’oth, jour du don de la Tora : les révolutions humaines passent; mais Pessa’h et Chavou’ oth sont là pour nous apprendre cette longue voie qui doit mener à la seule véritable liberté, celle de la connaissance de la Loi divine … ………………….. •

Bonne lecture !

 

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