233 – Juillet Août 2020 – Quand le Moussar fait école

Ce que nous avons appris de Bil’am

 

La lecture de la paracha de Bil’am, celle qui porte le nom du roi Balak, nous
laisse avec un problème de fond : nous constatons que ce prophète émanant des Nations a eu droit à un niveau extraordinaire d’inspiration divine, lui permettant d’accéder à la prophétie à sa demande! Il est vrai que ce n’était que la nuit, dans la discrétion, avec une certaine distance, alors que Moché rabbénou y avait droit le jour, directement, en face à face, mais malgré cela, le fait qu’un tel personnage puisse recevoir une telle faveur de la part de l’Eternel laisse songeur. D’un autre côté, divers éléments quant à sa personnalité frappent également : son orgueil, son avidité pour l’argent et autres biens matériels en particulier, son mauvais œil, entre autres défauts qui apparaissent au fur et à mesure que l’on découvre le personnage, ainsi que la Michna dans Avoth (Maxime de nos pères 5,19– pas encore traitée dans notre rubrique) le dit : “Celui qui possède les trois caractéristiques suivantes compte parmi les disciples d’Abraham notre père et celui qui possède les trois caractéristiques opposées compte parmi les disciples de Bil’am l’impie. Les disciples d’Abraham notre père possèdent un œil désintéressé, un esprit humble et une âme modeste. Les disciples de Bil’am l’impie possèdent un œil envieux, un esprit hautain et une âme avide.”

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Quand les responsables du système juridique ne remettent pas en question leur conduite morale, n’ont pas le moindre soupçon de crainte du Ciel, et donc manquent du minimum de volonté d’arriver à des analyses objectives et honnêtes de la situation, ils n’ont pas de raison sérieuse de ne pas agir selon leur idéologie et leur volonté. Tout concourt à une catastrophe, à une sorte de régime dictatorial, se
formant à partir du système démocratique moderne. Il est difficile de voir comment sortir de cette impasse, et il faut tirer le chapeau à Netanyahou (sans se découvrir la tête, bien sûr) qui, pour intéressé qu’il est à défendre sa propre peau, a bien l’air de concevoir que l’enjeu est de loin plus large que sa personne : c’est l’ensemble du jeu politique local qui est remis en question, et qui semble bien dériver totalement. Un autre homme politique aurait depuis longtemps abdiqué.
De nouvelles élections ? Des réformes profondes dans le système juridique ? Remettre la cour suprême et tous ces gens à leur juste place, celle de s’occuper de problèmes juridiques proprement dits, mais pas des grandes questions politiques, et surtout de ne pas se présenter comme une instance qui peut se permettre d’annuler des lois du parlement et finalement d’être la haute instance pouvant tout changer dans le pays, selon ses propres critères et ses sentiments du moment ? Ceci, alors que d’un autre côté les média, à l’unisson, montent sur les barricades et accusent Netanyahou de révolution et d’enterrement de la vie démocratique ! Nous croyons que tant que le Machia’h ne viendra pas, nul n’est en mesure de mener réellement les réformes qui s’imposent. C’est aussi dur que de ramener la crainte du Ciel dans un amphithéâtre rempli de gens qui ne veulent que du pain et du cirque !
Que l’Eternel ait pitié de Son peuple, et effectivement nous mène à cette issue, la venue du Machia’h,
rapidement et de nos jours !

Rav H. Kahn

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